L’équipe est composée de trois permanents, le professeur Jean-Luc Imler, Laurent Daeffler (chercheur INSERM) et Estelle Santiago (ingénieur de recherche), auxquels s’ajoutent des chercheurs post-doctorants et des techniciens financés sur contrats, des doctorants et des stagiaires M1 et M2. L’équipe travaille en collaboration étroite avec Carine Meignin (maitre de conférence), Akira Goto (CR1 INSERM) et Jules Hoffmann (Professeur à l’Institut d’Etudes Avancées de l’Université de Strasbourg (USIAS)).

 

Projet : Les mécanismes de défense antivirale chez les insectes

 

Les projets de l’équipe portent depuis une dizaine d’année sur les mécanismes de défense antivirale chez les insectes, en se focalisant sur l’étude de l’organisme modèle de la drosophile. L’équipe a montré que la résistance des insectes aux infections virales repose sur deux grands axes, l’ARN interférence d’une part et une réponse inductible d’autre part. Les projets de l’équipe sont organisés autour de ces deux axes, sous la responsabilité de C. Meignin pour les aspects ARN interférence et L. Daeffler et A. Goto pour les aspects réponse inductible et signalisation. Ils visent à comprendre les mécanismes moléculaires qui permettent à la drosophile (i) de détecter la présence de virus ; (ii) d’activer une réponse transcriptionelle ; et (iii) de contrôler la multiplication du virus.
Cellules S2 de drosophile exprimant des versions fluorescentes de R2D2 et AGO2Cellules S2 de drosophile exprimant des versions fluorescentes de R2D2 et AGO2, utilisées comme outils pour l’étude dynamique de la biologie cellulaire de l’ARN interférence antivirale


Préparation de virus C de la drosophile (DCV), utilisée pour étudier l’immunité antivirale chez la drosophile
Les travaux sur les mécanismes génétiques de résistance aux infections virales sont menés en collaboration avec les équipes de B. Beutler (UT Southwestern, Dallas, USA) et S. Akira (Université dOsaka, Japon) qui étudient les mêmes questions chez les mammifères.

Depuis 2012, une collaboration avec le Pr. Joao Marques à Belo Horizonte (Brésil) permet en outre d’étendre les travaux sur la mouche aux moustiques vecteurs Aedes, qui transmettent à l’Homme des virus tels que la Dengue ou le Chikungunya.